La signalisation en compte après la 1° levée à la couleur

Publié le par Tonton1

La signalisation 7.

Les situations de signal de compte dans les contrats à la couleur après la première levée.


Nous avons vu que, à la première levée, le signal d'attitude est le plus important. Mais il y a des situations où le signal de compte est indispensable. D'ailleurs les entames de compte dans AR (à la Vinje) permettent au partenaire de juger de l'avenir de la couleur d'entame quand c'est possible.

Le signal de compte n’exige aucun jugement : le nombre de cartes de la main est pair ou impair. Mais il est essentiel qu'il soit fait quand la défense en a besoin. Sinon c'est essentiellement le déclarant qui en profite.

La façon classique de signaler en parité est :

la plus petite = impair, la plus grosse inutile = pair.

L’autre façon de procéder est équivalente :

la plus petite = pair ; la plus grosse inutile = impair.

Cette façon de procéder est nécessaire pour rester en cohérence avec le petit appel.

Il est parfois nécessaire de pouvoir distinguer entre 2 et 4 ou entre 3 et 5 (parfois même entre 4 et 6).

Quand il n'y a pas de risque de confusion on montre seulement la parité qui en général ne pose pas de problème de lecture.

S'il est nécessaire de distinguer entre 2 les 4, la plus petite montre 2 cartes et la 2° petite 4 cartes. Il est en général possible de voir qu'il ne manque qu'une petite carte et que c'est le joueur qui signale qui la détient, ce qui permet l'interprétation.

De même pour distinguer entre 3 et 5 ont joue le plus gros pour 3 et la 2e plus grosse pour 5.

La distinction entre 4 et 6 est plus rare et plus difficile. Quand on est dans une situation de compte et qu'on peut le faire par défausse, la plus petite carte montre 4 ou 6 cartes, la plus grosse inutile nombre cinq cartes (la première défausse est toujours dans une couleur longue). Défausser les 2 plus petites cartes d'une couleur montre 6 cartes de la couleur dont on veut donner le compte.

Quels sont les situations où le signal doit être un compte ?

1) Le compte des restantes dans la couleur d'entame. (Éventuellement à la Vinje c'est-à-dire par la parité de l'honneur joué).

a) quand E ou W reste en main et continue la couleur d'entame, quand le compte peut-être utile

b) quand E ou W n'ayant pas fait la première levée, continue ultérieurement la couleur d'entame si le compte n'est pas connu (éviter un risque de coupe et défausse au 3° tour)

c) quand c’est le déclarant, qui a fait la première levée, en rejoue

d) en situation d'encaissement, par E ou W sur continuation du partenaire ou en défausse de la couleur d'entame sur l'atout.

2) Le compte chaque fois que l'attitude pour la couleur jouée est connue (par le mort, par un signal antérieur, ou les enchères) et que le compte peut-être utile.

3) Quand le partenaire sait que la main d'en face est nulle.

4) Compte direct ou indirect d'une CMSR[1] par un joueur qui ne la contrôle pas. Ce signal est prioritaire pour E, de manière que W, qui n'aura pas encore vu la carte jouée par E lorsque S jouera vers sa CMSR pour l’affranchir, sache quoi faire. On doit traiter de la même manière une CMAR commandée par la D quand elle ne comporte qu'une remontée.

5) Il y a un certain nombre de circonstances ou la composition du mort nécessite que le compte de la couleur concernée soit donné de manière directe ou indirecte (c'est-à-dire en jouant une autre couleur) dès que possible dans des circonstances où ni l’attitude ni le compte de la couleur jouée ne sont utiles. Dans ces circonstances le signal serait une préférence, mais la priorité devient le compte de la couleur concernée

a) dans le cas où il y a une structure de type RVxx(x) ou R 10xx(x) au mort il arrive souvent que S joue petit de sa main. Si W a l’A il doit décider ou non de le mettre. Si S n'est pas singleton il ne doit pas le maître, mais il faut que E ait donné le compte de cette couleur avant qu'elle ne soit jouée (si c'est W qui joue cette couleur il le fait bien sûr en compte)

b) dans le cas où W a entamé dans AR et où N est doubleton, le 1° signal de E est l'attitude. Mais si W joue son 2e honneur, le 2e signal de E qui est normalement la préférence, devient le compte de la couleur d'entame (pour éviter que W continue en coupe et défausse)

c) dans les situations d'encaissement (existence d'une CMAR[2] en N) il est aussi parfois nécessaire de donner le compte d'une couleur à encaisser.

Ces informations de compte peuvent être données :

í) en fournissant sur une couleur de la défense quand l'attitude et le compte de cette couleur sont connus.

í) en défaussant la couleur concernée sur l'atout adverse. Si la défausse est la plus petite carte de la couleur concernée elle promet 4 ou 6 cartes.

í) en fournissant à l'atout (priorité par rapport à la préférence).

í) en continuant dans la couleur d'entame quand ni l'attitude ni le compte ne sont utiles.

6) en situation d'encaissement à 1 couleur quand le partenaire joue un honneur maître.

7) en défaussant dans une couleur longue du mort, ce qui montre qu’on y est encore plus long et peut servir à détecter un singleton ou une chicane en S.

8) en jouant une couleur dont l'attitude est connue mais où la connaissance du compte peut-être utile.

9) le compte des atouts quand il est nécessaire :

a) en coupant

b) en fournissant à l’atout en prévision d'une coupe.



[1] Couleur Menaçante sans remontée externe

[2] Couleur Menaçante avec remontée externe

 

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